La preuve par l'exemple
- Admin

- 27 mars
- 2 min de lecture

Le film anglais de Kirk Jones "I swear" est basé sur une histoire vraie, celle de John Davidson, un jeune écossais qui voit s'envoler ses rêves de devenir joueur de football suite aux symptômes développés vers l'âge de 12 ans : il présente des tics irrépressibles et une coprolalie qui l'excluent de toute participation sociale. Nous sommes en 1983 et le diagnostic de syndrome de Gilles de la Tourette ne sera posé que 13 ans plus tard.
Il n'existe pas de traitement spécifique et les tics et la coprolalie handicapent grandement John Davidson qui est banni de la société et provoquent le désarroi de son entourage.
Grâce à des rencontres déterminantes, John Davidson va pouvoir obtenir un travail puis s'investir dans la sensibilisation au syndrome de Gilles de La Tourette dans sa communauté puis dans l'aide aux personnes qui en sont touchées et à leurs familles.
Le témoignage sur son parcours et sur les stratégies qu'il a pu mettre en place permettent à d'autres jeunes souffrant des même symptômes de s'identifier, de ne plus être seuls et de bénéficier d'un soutien..
Le film est exemplaire dans la démonstration de ce que l'environnement peut apporter pour permettre à des jeunes avec ce type de handicap d'avoir une place dans la société.
Les 3 piliers fondamentaux de l'inclusion y sont pleinement perceptibles :
L'acceptation du handicap : il est présent, il faut faire avec et instaurer un environnement favorable à l'expression des compétences réelles. Grâce à des alliés (la mère de son ami, un employeur compréhensible), John Davidson trouve un terrain favorable apaisant lui permettant de déployer son potentiel, sans jugement.
La coopération : grâce à des compétences humaines et empathiques, John Davidson commence à organiser des ateliers sur le syndrome de Gilles de La Tourette au centre communautaire de sa ville et il donne des conférences dans les écoles et les commissariats de police afin de sensibiliser le public au syndrome de Gille de la Tourette mal connu alors.
La souplesse : dans les environnements dans lesquels John Davidson évolue, la perception de ses tics et de son langage inapproprié n'est pas stigmatisée. On comprend que la communication sur les troubles qu'il présente est importante pour éviter tout malentendu avec autrui.
"I swear" est un film touchant, drôle aussi, qui n'use pas de dramatisation.
Sorti en version originale en 2025, il sort en version française sous le titre "Plus fort que moi"
début avril 2026.
Rappelons que le syndrome de Gille de la Tourette est un trouble du neurodéveloppement débutant dans l'enfance (avant 18 ans) et défini par :
La présence de tics moteurs,
La présence d'un ou plusieurs tics vocaux,
La présence de coprolalie et copropraxie pour moins de 10% des individus.
Les symptômes sont majorés par le stress, l'excitation ou la fatigue ou bien par la volonté de réprimer les tics (par l'attention portée sur eux).
Il touche 0,5 à 1% des enfants d'âge scolaire, avec des symptômes débutant vers 5/7 ans et s'amplifiant vers 10/12 ans.
Les facteurs de stress environnementaux répétés sont des facteurs aggravants.




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