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Ce roman autobiographique, rédigé par un écrivain et metteur en scène, raconte la vie auprès d'un frère autiste (le plus jeune d'une fratrie de quatre garçons).

En restituant les paroles de ce frère s'exprimant dans un langage qui diffère de la norme, Matthieu Mével  nous confronte à l'altérité  de la langue, en embellissant le "bizarre " et en lui attribuant la valeur qu'il mérite. 

Ce roman est également un hommage au refus de mettre à l'écart ceux dont le rapport au monde diffère, en défendant l'idée qu'une ouverture à la singularité des langages permet de re-questionner la norme et donne tout son sens au concept d'inclusion qui passe aussi par l'acceptation de paroles qui divergent, de modes de communication singuliers.

En entrant dans le monde de son frère autiste plutôt que de le contraindre à entrer dans  le sien, avec la finalité du partage , Matthieu Mével démontre qu'une harmonie dans l'échange est possible et même souhaitable.

De son expérience et sa réflexion, l'auteur (qui, ayant épousé une italienne, est parti vivre à Rome), nous livre ces mots : " (...) On devrait être obligé de quitter son pays, pendant quelques mois, pour faire l'expérience de ce que signifie mal parler, ou vivre comme un étranger." Ainsi que, suite à une conversation avec un italien qui ne partageait pas son amour du cinéma : " (...) alors que je n'aurais pas poursuivi cette discussion plus de cinq minutes si j'avais parlé dans ma langue maternelle." (p 47 et 48). Ce passage laisse percevoir l'attention à l'autre, toute la tolérance et bienveillance vis à vis de celui qui ne partage pas notre mode d'expression.

Rapport sur les
bonnes pratiques
pour l'emploi des
personnes autistes en Europe
Orientation des politiques publiques pour une société plus inclusive