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Vers une société non exclusive : autodétermination et participation sociale

Dernière mise à jour : 13 déc. 2022


Avant, il était question d'intégration (les personnes devaient s'adapter) ; aujourd'hui, on parle d'inclusion (l'environnement s'adapte aux besoins de la personne).

Mais pour aborder l'inclusion, il faut tout d'abord comprendre l'exclusion : celle qui a mis à l'écart de la vie sociale et professionnelle les personnes autistes qui n'entrent pas dans le cadre défini.

Et pour la comprendre, il est nécessaire de re-questionner la norme qui exclut du fait, entre autres, de la propension des institutions à définir une personne en situation de handicap par "ce qu'elle ne sait pas faire" plutôt qu'en identifiant tout ce qu'elle sait réellement faire.


Ainsi, avant d'inclure, il faudrait ne pas exclure.

Porter attention aux mécanismes d'exclusion des personnes autistes permettra d'éviter les ruptures successives qui existent dans les parcours de vie : un retard de diagnostic, une inadaptation de ressources éducatives, une inadaptation de ressources professionnelles, etc.


L'autodétermination étant corrélée positivement avec l'inclusion sociale, favoriser un comportement autodéterminé facilitera la participation sociale pleine et entière des personnes autistes.

Il s'agit alors de développer un soutien à l'autodétermination permettant à la personne d'agir pleinement sur sa vie pour maintenir et améliorer sa qualité de vie, L'autodétermination étant corrélée positivement avec le bien-être émotionnel, les habiletés de communication et les habiletés sociales, elle permet alors l'émancipation, l'accès à la citoyenneté et à l'inclusion socio-professionnelle.


L'émergence d'un comportement autodéterminé est influencé par :

- Les capacités individuelles de la personne, déterminées par le développement personnel et les situations d'apprentissage,

- Les occasions fournies par l'environnement et les expériences de vie,

- Les types de soutien dont bénéficie la personne.


Ainsi, il ne s'agit pas seulement, pour la personne, d'avoir la possibilité d'agir, mais bien d'avoir la volonté librement consentie d'agir, en fonction de ses préférences et des choix qu'elle aura pu et su faire.

Il est donc nécessaire de lui apporter un juste accompagnement, sans ingérence, lui permettant de développer une autonomie choisie, valorisante, et co-construite entre l'accompagnant et l'accompagné, dans une réelle interdépendance.

Cette autonomie revêt diverses formes - autonomie directe (sans intermédiaire), autonomie déléguée (librement consentie) et autonomie assistée (avec des aménagements) - pour conduire à un pouvoir de décision et d'action, dans toutes les dimensions de la vie.

La finalité étant d'estomper l'accompagnement, voire de le stopper si la personne autiste estime ne plus avoir besoin/envie d'être accompagnée.


À lire : Accessibilité et participation sociale, adopter les pratiques professionnelles qui favorisent l'autodétermination


À regarder, une vidéo du Colloque francophone sur l'autodétermination et le handicap

26 et 27 octobre 2022 Suresnes - INSHEA. - Où l'on comprends qu'une réelle inclusion ne peut avoir lieu qu'avec l'existence d'une autodétermination digne de ce nom :

https://www.canal-u.tv/chaines/inshea/conference-martin-caouette-colloque-autodetermination-et-handicap


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